L’année 2016 fut sacrément riche en rencontres et en émotions : la rentrée à Ferrandi, les trois mois d’apprentissage, deux stages, le passage du CAP Cuisine, et un bébé cet été … Du coup, pas facile de tenir ce blog à jour. Et je ne sais par quel miracle, nous voilà en 2017.

Il y a à peu près un an, j’enfilais ma tenue pour me rendre à mon premier stage…

Mes stages du CAP Cuisine

Au début de cette année de reconversion, on nous a bien expliqué qu’un stage en entreprise était obligatoire. La majorité de mes camarades ont fait leur stage dans des restaurants. Gastronomiques et étoilés, familiaux, palaces etc… Moi j’ai choisi de faire un stage en traiteur. Simplement parce que c’était plus en adéquation avec mon projet professionnel. Je pensais ne faire qu’un stage, mais la réalité d’un un gros traiteur m’a vraiment déçue.

Que des hommes. Plutôt jeunes. Et le ton est vite lancé : il faut aller vite, toujours plus vite. Et faire les mêmes gestes jour après jour. Je devais y rester 2 mois et demi. Je n’ai fait qu’un mois. Parce que ce n’est pas comme ça que je voyais la cuisine. Chez ce grand traiteur, chacun fait les mêmes tâches. Jour après jour. Toujours les mêmes gestes, au même poste. Je me suis vite rendue compte que c’était l’usine. Et si j’étais entrée à Ferrandi, ce n’était sûrement pas pour poser de l’aneth sur 1200 pommes de terre grenaille à la vitesse de la lumière.

J’ai donc cherché un second stage. Et j’ai eu la chance de le faire chez Matthieu et Pauline. Ce duo d’amoureux de la cuisine m’a montré ce que j’espérais sans le savoir: on peut évoluer dans le monde de la cuisine en étant jeunes et motivés. Mon seul regret : n’y avoir passé qu’un mois et demi. J’ai aimé leur créativité, leur dynamisme, leur gentillesse, leur humour, leur patience…

 

Les épreuves du CAP Cuisine

Ces stages nous ont appris à aller plus vite. A gagner en vitesse et en confiance. Ils sont vraiment une étape nécessaire. Et ils permettent aussi de se rendre compte de la réalité du métier, surtout pour ceux qui ont été en restauration. Les horaires, la station debout, l’extrême exigence, la violence et les humiliations parfois. D’une manière plus personnelle, le premier stage m’a confirmé que la répétition des mêmes tâches n’était vraiment pas pour moi. Le second, lui m’a confirmé que la cuisine était ce que je voulais faire. Et qu’il était possible de faire une cuisine de qualité avec le sourire, sans humilier ses employés.

Avant de passer le CAP, nous sommes retournés à Ferrandi pour deux semaines de révisions intensives. Tous les matins en cours, tous les après midi en cuisine. Revoir les découpes, les cuissons, les pâtes, etc… nous a fait du bien. De nos jours, plus personne ne cuisine comme dans La cuisine de référence. Et on a vite fait d’oublier tout ce qu’on a appris au cours des quatre premiers mois d’école. Ces quinze jours nous ont remis dans le bain et dans l’optique d’avoir les bons gestes pour passer le CAP Cuisine. Et plus vite qu’on le pense, les épreuves écrites sont arrivées.

La théorie

J’irai très vite sur cette partie. Une immense salle. Des sujets vus et revus en cours. Les questions sont assez variées et une partie d’entre elles relèvent du bon sens. Ce sont des points « faciles » à avoir. Il vaut mieux prendre le temps de réviser un peu afin de ne pas perdre de points bêtement.

La pratique

Dopée par les hormones (j’étais enceinte de 5 mois), j’y suis allée à la cool. 0 stress. Quelques uns de mes camarades étaient là. Beaucoup de jeunes aussi. Et le sujet est tombé « Filets de maquereau et ses légumes grillés et génoise au chocolat et sa salade d’oranges ». Avec le recul et après avoir échangé avec mes camarades, tous les membres du jury n’abordent pas leur rôle de la même manière. La majorité font preuve d’une bienveillance qui met vraiment en confiance, d’autres regrettent tant être à la retraite que leur côté autoritaire réapparaît comme s’il n’avait jamais disparu. Et plus globalement, nous sommes plusieurs à avoir trouvé que selon les jours, les sujets étaient plus ou moins faciles.  Et, sans surprise, tous mes camarades de Ferrandi ont eu leur CAP. Moi inclus, avec une moyenne de 13.66/20.

(Les photos utilisées dans cet article résument les presque quatre mois d’apprentissage à Ferrandi)

Je reprends peu à peu la cuisine et j’espère pouvoir tenir ce blog un peu plus à jour que ces derniers mois… Wait and see…