En recevant mes livres pour la rentrée, je me suis dit qu’un article sur mon parcours et ma reconversion professionnelle pourrait intéresser ceux et celles qui se posent la question, qui aimeraient changer de voie mais qui n’osent pas… Je n’ai pas trouvé beaucoup de témoignages sur le sujet aux début de mes réflexions, pas aussi récent que j’aurais aimé. Sauf un, sur le parcours de cette journaliste qui a passé (et eu) son CAP Pâtisserie à Ferrandi.  Il y a quelque chose de rassurant de suivre un parcours similaire au sien. J’espère que cet article aidera ceux qui hésitent à franchir le cap.

[Tweet « Faire d’un licenciement une opportunité »]

Après 5 ans de bons et loyaux services en tant que chargée de communication, on m’a gentiment annoncé que je ferai partie des futurs licenciés pour raisons économiques. Ce ne fût qu’une demie-surprise. C’était ça ou aller bosser à Roubaix… Mouais… Allé, va pour le licenciement ! Ça, c’était en octobre dernier. Je vous passe les détails administratifs et le millions de questions que je me suis posée. Il y avait une bonne nouvelle dans tout ça :  nous aurions droit, pour ceux qui le voulaient, à une formation (payée par l’entreprise). Le tout était de savoir ce que j’allais faire de cette possibilité de formation tout frais payés…

« Et maintenant, que vais-je faire… »

Je me connais un peu et je sais que je ne pourrais pas faire un boulot juste alimentaire. Plus jeune, pour payer mes études, j’en ai eu des petits boulots  : vendeuse, téléprospectrice, agent hospitalier, secrétaire… Un seul point commun : je m’ennuyais à mourir. Mais je savais que ces boulots-là auraient une fin. Quand j’y pense, ce licenciement est une véritable opportunité et peut-être même une chance. Il m’a permis de me poser les bonnes questions.

Pour quel métier suis-je faite ? Quel est celui que je pourrais faire jour après jour sans me lasser…Quelques jours ont passé et l’évidence était sous mes yeux : la cuisine ! Tester des recettes, les rater, recommencer ! Utiliser mes proches comme cobayes et ressentir le plaisir de leur avoir fait plaisir. Cuisiner aussi c’est partager et finir par passer un bon moment autour d’un jambalaya de poulet ou d’une tarte aux fraises. Cuisiner c’est la seule chose que je peux faire sans m’ennuyer. Pour laquelle je peux être crevée mais continuer encore. Il semblait de plus en plus évident que je me dirigeais vers une reconversion professionnelle.

 

Reconversion professionnelle : de la passion à la formation

A ce moment, la cuisine est une passion et loin d’être une perspective professionnelle. Et si ça doit le devenir, j’ai envie de faire ça bien en décrochant un CAP Cuisine.  Là commencent les recherches : le Greta (une collègue a suivi cette formation dans le cadre d’un CIF et en a été très contente), le CEPROC, le centre de formation Alain Ducasse, l’institut Paul Bocuse… Les formations ne manquent pas et leur coût varie du simple au triple.

Mes choix se sont portés sur le CEPROC et la fameuse école FERRANDI. Le CEPROC semblait accorder une grande importance à  l’humain et FERRANDI a une réputation qui n’est plus à défendre. Pour faire court, j’ai été prise au CEPROC et sur liste d’attente pour FERRANDI. Pour passer sur la liste principale, la deadline était au 30 juin. Le temps passe, passe et le 29, l’appel tant attendu : le 3 septembre je ferai a rentrée à Ferrandi. Joie dans mon cœur ! J’ai sauté comme une adolescente qui décroche son bac.

Voilà pour le début de ma reconversion professionnelle, qui ressemble déjà à une aventure… Je dois déjà vous laisser : j’ai une tenue professionnelle à essayer… La suite au prochain épisode ! Et si vous avez des questions, n’hésitez surtout pas 🙂